Bien que les préparatifs remontent à plusieurs mois plus tôt...
Non, il ne s'agit pas d'un projet pour fêter la veille de la légalisation du cannabis au Canada...
Merci à mes locataires qui ne sont pas fumeurs et qui ne comptent pas le devenir...
Bref, c'est un sujet pas rapport.
Donc Aujourd'hui débute un nouveau projet des plus palpitants (de mon point de vue du moins) !
Mais avant de plonger, je me devais de faire un petit retour sur les précédentes années de rénovations.
Retour nostalgique sur des années de rénovations
Dans le précédent article, je présentais le résultat final du dernier appartement du triplex.
Le projet de rénovation de chaque étape, fut vraiment, à chaque fois, une belle aventure, un apprentissage de chaque instant et la preuve que tout est possible tant qu'on y croit et surtout qu'on a le courage de mettre les mains dans le cambouis ! Ne vous méprenez pas, il y a aussi eu des périodes de doute, de stress, de grosse panique, de frustration et d'exaspération. Mais sans mentir, ce n'était pas tant que ça. On a été chanceux de ne pas avoir de "mauvaises surprises". Ce qui nous a le plus découragé, fut la fuite du toit, juste avant l'hiver alors que nous venions de finir la salle de bain du dernier étage et qu'il a fallu refaire le toit au complet. Mais au final c'était une bonne chose, car on a pu retirer 5 tonnes à la structure. La raison : les couches successives de goudron lorsque nos prédécesseurs ont "fait" des rénovations... J'aurai peut-être dû écrire à ce sujet... Bref, au regard du projet complet, ce n'était pas grand chose.
Il me serait juste impossible de résumer en quelque phrases toutes les émotions qui ont traversées ces diverses années. Par contre, celle qui a été présente tout le long, du moins chez le bisounours que je suis, celle qui me fait me poser des millions de questions et qui perdure encore, c'est la peur.
Bien qu'étant totalement assurée que tout se passerait bien, j'ai eu peur à chaque étape, à chaque jour, à chaque heure passée dans la poussière (ou non) à rénover, nettoyer, ranger, finaliser.
J'ai appris plus que ce que j'aurai cru possible d'apprendre. Je me suis découvert des talents cachés. J'ai surtout réalisé que j'avais aussi des limites.
Mais plus que tout, j'ai eu le courage de mes ambitions et aujourd'hui, désolée si j'ai l'air de me péter les bretelles, mais je suis vraiment fière. Le voyage n'est pas fini. Et bien évidemment ça n'aurait jamais été possible sans un hyper actif levé avant le soleil et assez motivé pour troqué une journée de vélo pour une scie, une ponceuse ou un marteau...
Bref, 6 ans pour avoir 3 appartements refaits au complet, sains, très agréables à vivre et qui enfin deviennent un actif... Comprendre là qu'ils sont occupés par d'adorables locataires, qui ont bien compris tous les efforts qui y ont été déployés... Certains sont même devenus des amis pour la vie.
Mais l'aventure ne s'arrête jamais. L'ennui nous rattrape assez rapidement.
Pour exemple, le dernier appartement est loué depuis vendredi dernier. Et seulement 11 jours plus tard, voilà que le nouveau projet débute.
Mais c'est quoi ce projet ! tu vas finir par nous le dire ?
Nouveau projet = nouveaux troubles
Sans plus tarder, le nouveau projet de bisounours hyperactif est de rajouter un étage au triplex.Pas un nouvel étage en hauteur, mais en dessous.
Donc voilà, le nouveau chapitre consiste à rajouter un sous-sol au plex.
Un sous-sol pleine grandeur, avec au moins 8 pieds de plafond.Soient trois pièces fermées, deux salles de bain, une grande pièce, une cours (anglaise comme on dit ici), un escalier intérieur vers le rez-de-chaussée.
Tout un programme.
Mais rajouter un sous-sol ne s'improvise pas.
Si j'écris cet article aujourd'hui, c'est que le premier coup de pelle a été fait. Et pas une petite pelle, non une grosse machine de construction.
Donc voilà, j'ouvre un nouveau chapitre, inconnu, plein de surprises, coûteux, exaltant et ambitieux.
Comme je disais, personne (de normalement constitué) se lève le matin en se disant, hey je vais creuser sous mon bloc de trois étages et voir ce que ça va donner.
Pourquoi creuser un sous-sol ?
Bonne question Jean-Pierre, I'm glad you f****g ask (référence à Paul Taylor, si vous ne le connaissez pas... vous ratez quelque chose)
Donc les raisons sont multiples :
- je voulais une terrasse ... (bon ok c'est au rez-de-chaussée, alors quel rapport avec un sous sol) Je me suis fait dire qu'une belle terrasse à 10k serait peut-être détruite si plus tard, je décidais de vouloir plus de place. Donc en gros mon projet de 10k s'est transformé ... en un projet dont le prix qui accote celui d'une petite maison en banlieue...
- Les cabanons extérieurs sont dans un état lamentable. On a pas le droit de les reconstruire. La raison : en ville, il n'est pas autorisé de construire plus de 70% de la surface du terrain. Or, avec les cabanons, cette proportion est largement dépassée. Si nous les gardons ainsi, c'est un droit acquis. Par contre, nous n'avons pas le droit de les remplacer, au mieux, nous pouvons les rénover de l'intérieur... Non sens ... Donc ne pouvant plus avoir de cabanons (parce qu'ils sont vraiment moches de chez moche), il fallait une surface de stockage. Ok bisounours, c'est une raison, mais de là aller creuser sur 1100 pieds carrés (environs 100 mètres carrés), c'est pas un peu extrême ? oui effectivement. Mais tant qu'à faire... hein ...
- troisième raison. Ma préférée ... je fais du vélo toute l'année, tous les jours de la semaine. Voilà 2 ans que mon fougueux destrier passe l'hiver dehors. Dans le dit cabanon le soir et le week-end et dans un garage au centre ville, quand je suis au bureau. Avec la glace, le sel, les changements de température, l'eau, le gel, dégel... ma bécane a bien du mal. Le pédalier est juste plus démontable, les chaines et le dérailleur, je ne vous raconte pas la rouille. Sans compter qu'il ne freine plus (ou à peu près plus) et qu'il est maintenant impossible de changer les vitesses. Je voulais donc un espace chauffé pour l'entreposer et pouvoir le réparer et l'entretenir l'hiver (parce que dehors c'est vraiment pas cool de changer une chambre à air quand il fait moins 40 0000). Chauffer un cabanon était une hérésie... Donc la solution du sous-sol revenait sur le tapis. Mais alors pourquoi faire un si grand sous-sol ? et bien pourquoi pas ? Tant qu'à y être autant doubler la capacité habitable...
- Dernière raison, et peut-être la plus raisonnable. Il n'y a rien d'achetable dans le quartier. Je m'explique, il y a toujours des blocs à vendre, mais à des prix exorbitants et avec une montagne de travaux. C'est loin, très loin d'être une action intéressante. Mais pourquoi ne pas aller voir dans un autre quartier ? Parce que gérer un chantier à distance, avec nos vies de fous ? jamais de la vie, je n'ai pas assez de cran pour ça. Pi j'aime mon trop mon quartier d'amour ! :D (ok encore une raison irrationnelle). Il s'en passe des choses dans ma tête, je ne m'ennuie jamais... Vous avez remarqué aussi ?
Donc voilà, à défaut de pouvoir acheter un nouveau bloc, ne pouvant rien faire d'autre que détruire les cabanons extérieurs, il fallait trouver un solution.
Les choix : ne rien faire, ou creuser un sous-sol
Si c'est pour loger mon vélo, au prix du projet je peux en acheter un chaque année et rester encore en deçà du budget d'un tel projet. Mais quand on aime on ne compte pas, n'est-ce pas ?
En somme, nouveau projet = nouvelles aventures, et l'aventure, il aime ça le bisounours... enfin juste un peu, et pas trop de folie, et dans un contexte bien délimité...
Voili voilou.
Dans le prochain article, je décrirai les étapes pour la préparation de ce nouveau projet...
C'est une histoire vécue, alors vous verrez tout n'est pas un long fleuve tranquille... Et puis je sais pas si c'est applicable à d'autres projets...
Donc les raisons sont multiples :
- je voulais une terrasse ... (bon ok c'est au rez-de-chaussée, alors quel rapport avec un sous sol) Je me suis fait dire qu'une belle terrasse à 10k serait peut-être détruite si plus tard, je décidais de vouloir plus de place. Donc en gros mon projet de 10k s'est transformé ... en un projet dont le prix qui accote celui d'une petite maison en banlieue...
- Les cabanons extérieurs sont dans un état lamentable. On a pas le droit de les reconstruire. La raison : en ville, il n'est pas autorisé de construire plus de 70% de la surface du terrain. Or, avec les cabanons, cette proportion est largement dépassée. Si nous les gardons ainsi, c'est un droit acquis. Par contre, nous n'avons pas le droit de les remplacer, au mieux, nous pouvons les rénover de l'intérieur... Non sens ... Donc ne pouvant plus avoir de cabanons (parce qu'ils sont vraiment moches de chez moche), il fallait une surface de stockage. Ok bisounours, c'est une raison, mais de là aller creuser sur 1100 pieds carrés (environs 100 mètres carrés), c'est pas un peu extrême ? oui effectivement. Mais tant qu'à faire... hein ...
- troisième raison. Ma préférée ... je fais du vélo toute l'année, tous les jours de la semaine. Voilà 2 ans que mon fougueux destrier passe l'hiver dehors. Dans le dit cabanon le soir et le week-end et dans un garage au centre ville, quand je suis au bureau. Avec la glace, le sel, les changements de température, l'eau, le gel, dégel... ma bécane a bien du mal. Le pédalier est juste plus démontable, les chaines et le dérailleur, je ne vous raconte pas la rouille. Sans compter qu'il ne freine plus (ou à peu près plus) et qu'il est maintenant impossible de changer les vitesses. Je voulais donc un espace chauffé pour l'entreposer et pouvoir le réparer et l'entretenir l'hiver (parce que dehors c'est vraiment pas cool de changer une chambre à air quand il fait moins 40 0000). Chauffer un cabanon était une hérésie... Donc la solution du sous-sol revenait sur le tapis. Mais alors pourquoi faire un si grand sous-sol ? et bien pourquoi pas ? Tant qu'à y être autant doubler la capacité habitable...
- Dernière raison, et peut-être la plus raisonnable. Il n'y a rien d'achetable dans le quartier. Je m'explique, il y a toujours des blocs à vendre, mais à des prix exorbitants et avec une montagne de travaux. C'est loin, très loin d'être une action intéressante. Mais pourquoi ne pas aller voir dans un autre quartier ? Parce que gérer un chantier à distance, avec nos vies de fous ? jamais de la vie, je n'ai pas assez de cran pour ça. Pi j'aime mon trop mon quartier d'amour ! :D (ok encore une raison irrationnelle). Il s'en passe des choses dans ma tête, je ne m'ennuie jamais... Vous avez remarqué aussi ?
Donc voilà, à défaut de pouvoir acheter un nouveau bloc, ne pouvant rien faire d'autre que détruire les cabanons extérieurs, il fallait trouver un solution.
Les choix : ne rien faire, ou creuser un sous-sol
Si c'est pour loger mon vélo, au prix du projet je peux en acheter un chaque année et rester encore en deçà du budget d'un tel projet. Mais quand on aime on ne compte pas, n'est-ce pas ?
En somme, nouveau projet = nouvelles aventures, et l'aventure, il aime ça le bisounours... enfin juste un peu, et pas trop de folie, et dans un contexte bien délimité...
Voili voilou.
Dans le prochain article, je décrirai les étapes pour la préparation de ce nouveau projet...
C'est une histoire vécue, alors vous verrez tout n'est pas un long fleuve tranquille... Et puis je sais pas si c'est applicable à d'autres projets...
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